Kanazawa, erreurs de bus et notion du temps bancale

On a pas arrêté de me demander si j’avais vu des nouveaux endroits lors de ce voyage car comme j’ai passé un an au Japon j’ai eu l’opportunité d’aller un peu partout, et oui, il y a toujours des trucs à voir et ma liste ne fait que s’allonger d’année en année.

C’est cette fois ci sur les bons conseills d’une collègue de j’ai pris le shinkansen pour Kanazawa. Je n’avais pas pris du tout le shinkansen pendant mon PVT car voyageant à la pauvresse, et j’avoue que son confort m’avait un peu manqué.

Les belles couleurs du shinkansen Hayabusa

J’en profitais pour acheter mon premier ekiben à la gare de Ueno, une fort jolie boite constituée de riz gluant avec des petites châtaignes et d’un assortiment de petits mets mystérieux. Quel plus grand plaisir que de s’offrir ce bel assortiment à déguster dans un train au joli nom de Faucon Pèlerin?

Mon bento avalé et deux bonnes heures à somnoler plus tard je foulais le sol de Kanazawa pour la première fois. Mon auberge étant un peu loin il fallait que j’attrape un bus pour m’y rendre et c’est assez facilement que je trouvais le bon arrêt, où je montais dans le premier bus. Malheureuse! Il n’y a pas qu’un seul bus qui passe à cet arrêt, et la « loop line » se sépare en deux! Forcément, j’étais montée dans la mauvaise et il m’a fallu un peu de temps avant de m’en rendre compte, assez pour être à plus de 40 min à pieds de mon auberge.

Un sympathique centre ville un peu kitch découvert par erreur

Deux cents yen, un deuxième bus et un bon quart d’heure de marche avec mes bagages, et me voilà devant la façade de HATCHi, mon hôtel pour deux nuits. A moins de 20€ la nuit je n’attendais pas grand chose de cet endroit mais c’est en fait le meilleur dortoir dans lequel j’ai dormi. Au lieu d’avoir de simples lits superposés on a des petits espaces avec tatami au sol, matelas, et casier de rangement, et assez d’espace pour avoir une vraie impression d’intimité. Le rez de chaussée est occupé par une petite boutique d’artisans et un café assez chic où on peut entre autres commander un petit déjeuner à prix réduit lorsqu’on dort sur place. La cuisine est grande et les douches des femmes sont protégées par un code. Bref, pendant que je m’émerveillais du confort pour un prix vraiment raisonnable, le temps passait, et lorsque j’ai mis le pied dehors la nuit commençait à tomber.

Comme je me trouvais très près du quartier des maisons de thé, je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’y aller pour un petit goûter. A cinq heures, c’est l’heure parfaite non?
Non.
A cinq heures, tout ferme, Chloé. Pendant que j’arpentais les rues, je les voyais se faire de plus en plus sombres et désertes. La moitié des commerces avait déjà éteint la lumière et les autres saluaient leurs derniers clients. Pas de thé ou de joli dessert à la feuille d’or, spécialité locale, pour moi ce jour; c’était trop tard.

Quand même fort joli le quartier des Chaya lorsque la lune se lève

 

Comme je ne suis pas de genre à me laisser abattre j’ai décidé de  marcher vers le marché couvert que j’avais repéré entre la gare et l’auberge. Il y avait plein de nourriture alléchante quand je suis passée.

Vous vous attendez sans doute à cette chute: c’était également fermé.
Tout ferme très tôt à Kanazawa et ce n’est qu’après avoir marché une bonne heure que j’ai trouvé un petit resto de udon où me poser pour déguster un bon bol de nouilles.

De retour dans ma petite case de dortoir, j’élaborais des plans un peu moins hasardeux pour le lendemain.

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Chloé

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